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Questions fréquentes

« Ma voisine est très âgée, elle peut difficilement faire sa toilette, qui pourrait l’aider ? » « Je m’occupe du ménage chez une personne âgée qui ne veut plus prendre son traitement. A qui pourrais-je en parler ? » « Mon père perd la mémoire. J’ai retrouvé le gaz allumé. J’ai besoin d’une tierce personne. Qui contacter ? » « Le maintien à domicile pour mes (...)

Conduite automobile des personnes âgées

Conduire, c’est ma liberté

Je roule donc je suis…
La voiture est devenue un lien social indissociable d’un mode de vie « mobile », nécessaire et indispensable aux seniors. Elle leur garantit une qualité de vie optimale par l’accès à un large éventail d’activités familiales, culturelles, sociales, éducatives et professionnelles. L’autonomie de déplacement reste un élément fondamental du vieillissement réussi ; la liberté de se déplacer est associée à la notion de satisfaction, de convivialité et même de plaisir.

Quelques chiffres

Les retraités représentent 15,6% des conducteurs et possèdent près de 20% du parc national automobile.

En France, il y a aujourd’hui plus de 11 millions de conducteurs âgés de plus de 60 ans et le taux de femmes titulaires du permis de conduire a doublé en 12 ans.

Par rapport au kilométrage parcouru, les personnes âgées représentent chaque année la catégorie d’usagers de la route la plus touchée par les accidents.

Les facteurs de risque

Vieillissement physiologique : On notera particulièrement la vision qui se réduit, des modifications de l’audition, des altérations de la sensibilité proprioceptive (venant des muscles– tendons et articulations), des dysfonctionnements vestibulaires et des difficultés dans la gestion des ressources attentionnelles devant plusieurs tâches.

Vieillissement pathologique : De nombreuses maladies affectent les personnes âgées. Les plus gênantes pour la conduite automobile sont les troubles de la vision et de l’audition, des pathologies rhumatologiques et neurologiques (maladie de Parkinson, séquelles d’AVC). Mais aussi le diabète ou les cardiopathies non stabilisées. Les détériorations cognitives augmentent considérablement le risque d’accident.

La consommation de médicaments et l’abus d’alcool : Les personnes âgées prennent des médicaments pouvant être responsables d’accident comme les psychotropes (somnifères, antidépresseur…). L’alcool est beaucoup moins bien toléré chez le sujet âgé (taux sérique de O,5g/l plus vite atteint).

Auto-censure des conducteurs âgés

« Ne pas rouler de nuit ou si mauvaises conditions météo. Faire de petits trajets »

Les facteurs de risque liés à l’avance en âge, en matière de conduite automobile, sont très fortement compensés par le comportement des personnes âgées. En effet, les capacités de censure et d’adaptation sont remarquables chez les sujets âgés au volant qui s’interdisent eux même les situations les mettant en difficulté comme la conduite nocturne ou les conditions météorologiques difficiles.

En règle générale, ils effectuent des petits trajets : ainsi on estime qu’un sujet de 80-85 ans fait chaque année 2,3 à 3 fois moins de kilomètres qu’un adulte de 30 à 60 ans.

Projet de loi

En France, il est absolument interdit à un médecin de signaler à la préfecture tout patient inapte à la conduite automobile. En revanche, il a obligation de transparence et donc d’informer et d’expliquer à son patient par des informations claires, compréhensibles et honnêtes les risques liés à la conduite.

En 1994, une loi était proposée (et non votée) à l’Assemblée Nationale tendant à réglementer la conduite automobile des personnes âgées et des consommateurs de drogue ou de médicaments sédatifs. Depuis décembre 2002 un groupe de réflexion travaille sur une évaluation de l’aptitude médicale à la conduite.

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